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Thérapie LED non ablative et non thermique. Indications et perspectives futures

Led, rajeunissement cutanéon avril 5th, 2014Commentaires fermés sur Thérapie LED non ablative et non thermique. Indications et perspectives futures

La science des LEDs repose sur des travaux réalisés, il y a plus de 30 ans, en Asie et en Europe de l’Est. La NASA rapporte aussi l’obtention de résultats significatifs suite à l’utilisation de la thérapie LED pour accélérer la vitesse de guérison des plaies dans des conditions atmosphériques singulières, comme par exemple pour soigner les plaies des astronautes en orbite ou traiter les blessures infligées à l’équipage des sous-marins (ref 1).

Récemment, la thérapie par diodes électroluminescentes (LED, pour Light Emitting Diode) est analysée sous toutes ses coutures pour le traitement de la peau non lésée, afin d’étudier les cascades photobiochimiques qui pourraient être impliquées. En effet, les LEDs ont la possibilité d’influencer le métabolisme du collagène et montrent des propriétés anti-inflammatoires aspécifiques.

Favoriser la production de collagène
De la même façon que la plante utilise la chlorophylle pour convertir le soleil en support tissulaire, les LEDs déclenchent des réactions photobiochimiques intracellulaires et physiologiques qui activent la production de collagène dans la peau. Les bénéfices cliniques associés à cette augmentation de la production de collagène impliquent la stimulation de récepteurs cellulaires spécifiques, situés dans la mitochondrie des cellules comme le fibroblaste du derme. Des longueurs d’onde spécifiques sont déjà  suggérées comme induisant des caractéristiques de croissance accrue chez les fibroblastes.
La thérapie LED permet de proposer une stratégie nouvelle. Elle optimise la capacité de la cellule à produire davantage de collagène pour prolonger la douceur, la résilience et la souplesse de la peau, en augmentant la capacité de réparation cutanée, tout en stimulant des processus énergétiques de base dans la mitochondrie par l’activation du cytochrome c oxydase, acteur central des mécanismes bioénergétiques de la cellule.

Il est bien connu que la stimulation des cellules de la peau à produire davantage de fibroblastes (et de collagène type I) peut réduire les rides, le relâchement cutané puis améliorer la texture et les signes extérieurs du vieillissement comme l’amincissement de la peau, le manque de fermeté et ce teint terne résultant de la réduction de collagène. Un collagène intégré et organisé confère à la peau sa douceur, sa souplesse, ainsi qu’une grande capacité de réparation. A l’inverse, des fibres de collagène désorganisées manquent de flexibilité et la peau apparait alors vieillie.

L’augmentation de la stimulation de la synthèse du collagène dans la peau vieillissante est une approche réaliste et peut substantiellement améliorer l’apparence des fines ridules et même des rides plus profondes.
Très récemment, une étude clinique randomisée en double aveugle (le plus haut standard de qualité des études cliniques) a démontrée que la thérapie non ablative LED à 633 nm et/ou 830 nm provoque des changements dans la matrice extracellulaire, amplifie l’expression du procollagène I et du collagène I, et se traduit par une amélioration significative des rides de la patte d’oie et périorbiculaires (ref 2).

Conclusion
Nous entrons donc dans cette ère excitante, où des réactions enzymatiques cellulaires complexes peuvent être influencées favorablement par l’action de photons libérés par des configurations LED, pour l’obtention d’excellents traitements de photorajeunissement cutané. Plus sécuritaire que le soleil, cette nouvelle thérapie à la lumière aide à remodeler la peau photovieillie sans douleur, sans éviction sociale ou effet secondaire. Reposant sur des principes de base bien établis en photobiologie, les études scientifiques et cliniques conduites à ce jour laissent présumer d’un avenir prometteur pour cette science. Finalement, la thérapie LED offre aux médecins une technologie sécuritaire, rapide et efficace à la fine pointe du développement.

Dr Sophie Converset-Viethel

Ref.
1 Whelan HT. et al. Effect of NASA light-emitting diode irradiation on wound healing. J Clin Laser Med Surg 2001 ; 19 : 305-14 [Review].

2 Seung Yoon Lee et al. Aprospective, randomized, placebo-controlled, double-blinded, and split face clinical study on LED phototherapy for skin rejuvenation: Clinical, profilometric, histologic, ultrastructural, and biochemical evaluations and comparison of three different treatment settings. Journal of Photochemistry and Photobiology B: Biology 88 (2007) 51 to 67.

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Le point sur la Radiofréquence

Prévention et traitement des Rides, Radiofréquence, rajeunissement cutané, skin tightening, Vieillissement du Visageon juillet 10th, 2012Commentaires fermés sur Le point sur la Radiofréquence

La radiofréquence (RF) en tant qu’agent d’amélioration des tissus cutanés, est largement pratiqué depuis plusieurs années. Aujourd’hui, son efficacité n’est plus discutée et son rôle dans le raffermissement cutané ou skin tightening est établi.
L’efficacité de la radiofréquence dans la réjuvénation cutané s’explique par une action sur le derme et les couches sous-cutanées, via un effet thermique essentiellement.

EFFET THERMIQUE
La RF transforme l’énergie électrique en chaleur dans le corps humain. La profondeur de l’action est évaluée à la moitié de l’espace entre les électrodes. En pratique, on obtient couramment une profondeur d’action de 15 à  20 mm avec un bon appareil. La température mesurée à  la surface de la peau doit être de 40°C à  43°C ce qui correspond à une température tissulaire efficace de 55°C à  62 °C.
Cet échauffement augmente le métabolisme cellulaire et la circulation sanguine. La microcirculation est augmentée de 4 à 5 fois et l’augmentation de la pression hydrostatique dans les capillaires, due à la vasodilatation, stimule la circulation lymphatique.
L’amélioration de l’activité cellulaire est notée également pour les fibroblastes qui synthétisent plus de collagène. On note après une série de stimulation une augmentation de l’extensibilité du tissu conjonctif.

EFFET DE REGULATION POLARITE MEMBRANAIRE

Cet effet d’amélioration de l’activité cellulaire complète l’action thermique de la RF.

Il existe plusieurs technologies de RF
La première radiofréquence commercialisée était la RF monopolaire ou Thermage. Cette technique était difficile à manipuler car trouver le réglage efficace, sans être trop agressif et ne provoquant pas une douleur trop intense, n’est pas aisé. De plus, il n’existe pas de système de refroidissement de la pièce à main (partie en contact avec la peau).

La RF bipolaire, dont la profondeur de pénétration est contrôlée. De plus, les meilleurs appareils possèdent aujourd’hui une pièce à main refroidie à 4°C, ce qui réduit considérablement les désagréments liés à l’augmentation de la chaleur cutané superficielle.

Ensuite, certaines technologies en multipliant les électrodes (RF tripolaires ou multipolaires) ont réduites considérablement la profondeur d’action de la RF, avec une tolérance améliorée, mais au détriment de l’efficacité ?

La RF en pratique

On applique une couche de gel spécifique sur la peau, puis on commence à appliquer la pièce à main en pratiquant des 8 ou des cercles. Il ne faut pas faire de mouvements d’aller-retour qui impliquent un point d’arrêt. Progressivement la température monte, la peau rougit. On monte jusqu’à 42°C si possible. Idéalement, il faut monter cette température trois fois en chaque point de la zone ou bien faire durer cette chaleur une minute une fois. Lorsque la température idéale est atteinte, la substance intercellulaire prend un état de gel permettant d’allonger et de réaxer les fibres de collagène dans une direction « liftante ». Aussi, il est important de travailler la peau selon les lignes de traction et en appuyant.
Le nombre de séances sera au minimum de 6 pour une même zone. La fréquence des séances est de une par semaine le premier mois, puis une tous les 15 jours. Des séances d’entretien sont ensuite pratiquées à raison de deux à trois par an.
La poursuite de la série de séances est facilitée par le fait que la RF se pratique en toute saison et sur tout phototype et degré de bronzage.

Contre indications
Pompes à insuline, pace maker, prothèse métallique, infections cutanées, plaies ouvertes, grossesse.

Associations d’actes
Il parait utile d’associer ici les actes qui peuvent être associés à la RF dans le but d’améliorer le résultat.
Pour le visage, à faire juste après la RF, nous citons ici les techniques qui sont sans éviction sociale :
Peelings superficiels pour les taches et les ridules.
Lampes flash (ou IPL) pour l’action sur les taches et sur les télangiectasies.
Mésothérapie profonde pour améliorer le métabolisme cellulaire.

Conclusion
La radiofréquence est une technique dont la place en esthétique est maintenant bien définie. Elle est le meilleur traitement non invasif du relâchement cutané. Elle améliore le métabolisme cutané et le teint.
Elle est utilisable en toute saison et sur tout phototype.

Dr Sophie Converset-Viethel

Bibliographie

Melissa A. Bogle. Evaluation of the Multiple Pass, low fluence algorithm for radiofrequency tightening of the lower face. Lasers in Surgery and Medicine 39 :210-217 (2007)
S.P. Arcnoczky. Thermal modification of connective tissues : basic science considérations and clinical implications. J. Amer Acad Ortho Surg 8(5) : 305-313 (2000)

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